Ce n’est pas toujours rose le poker

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Avec la surmédiatisation du poker, l’émergence des pubs télévisés, la multiplication des shows et la mise en lumière des grands vainqueurs de tournois internationaux, on se dit que le poker c’est le rêve ! Gagnez des millions d’euros avec une mise des plus ridicules au départ c’est possible. Malheureusement c’est très rare, et comme tous les rêves, il se cache derrière cette vérité des choses biens moins jolies. Le poker n’est pas rose, ni noir, ni bleu d’ailleurs mais l’expression me plait alors laissez-moi la placer.

Les basiques : Bad-beat story

Le classique, du classique mais qui rend le poker si sombre. Partir à tapis avec la meilleur main et les pourcentages avec sois et voir la river renverser la tendance. Ne soyez pas frustré, cela arrive, arrivera, et vous en reverrez. On ne va pas une fois de plus parler du AA cracké par la paire de 2. (ah ba si je le fais). Mais il y des bad-beat bien plus délicats à accepter. Mais accepter les bad-beat c’est accepter le poker ! Notez cette phrase (ou pas), par contre partagez vos bad-beats ce ne sera pas de refus que l’on rigole tous ensemble.

Les moins drôles : bad-run tu coules

Bad-run tu coules : c’est un peu l’image que l’on peut donner du poker pas très cool  (rimeur de père en fils). Vous jouez comme d’habitude mais rien ne va dans le bon sens, les coins flip ne passent pas, les 3bet et 4bet sont de sortie, vos continuations-bet se font raiset à la volé … bref c’est le bad-run. On appel ça la variance aussi dont je vous parlais dernièrement dans un article intitulé : ô variance belle variance

Les frustrants : Bubble boy tu connais ?

Là déjà on aborde un point moins classique. La place de bubble boy. Vous savez l’homme qui finit juste à la place du con. Le mec qui ne gagne rien dans le tournoi alors que tous les joueurs placés derrière lui gagneront un minimum de gains, la plupart du temps supérieur au gain d’engagement. La frustration à son paroxysme ! Certains tournois l’ont bien compris et c’est très gentiment que le bubble boy du Main Event des WSOP reçoit un ticket pour le même tournoi de l’année suivante (ticket d’une valeur de 10 000$ tout de même).

Les rageants : Runner-up ça bouillonne

Finir deuxième d’un tournoi pour certains ça serait le rêve. Pour d’autres c’est rageant. Surtout quand la différence de prix est d’environ 300 000€. Après un retour inespéré, en head’s up de l’EPT de Deauville, le français Paul Guichard se lance dans un coup cruel. Alors qu’il ouvre une paire de 55, il flop un brelan. Tout partira à tapis sur un board 5-7-J-9 avec deux coeurs. Le deuxième joueur en semi bluff montre 3-6 de coeur. La river qui vaut tout simplement €875,000 est un 8 de trèfle qui donnera la quinte au Biélorusse. Et là on peut le dire le poker c’est parfois très sick !!!!!

Et vous, vous avez d’autres exemples pour démontrer que le poker n’est pas forcément ce que l’on croit. Et qu’il nous réserve bien des surprises pas toujours agréables …