Cool, je suis au bouton…

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Comment disent les jeunes déjà? Arrfff, ou LOL
( laughing out loud ) PTDR ( pété de rire ), MDR …etc…  Tous les acronymes conviennent ici. Nous avons fait non pas un sondage, mon échantillonnage était trop faible, mais une enquête, sur 200 joueuses et joueurs de poker, niveau 1 à 2 ans de pratique sur le net. QUESTION UNE : existe t-il un avantage à être au bouton? REPONSE : oui, à 96%. QUESTION DEUX : pourquoi? Réponses diverses et variées 50%  (Ne Sait Pas 5%)  Car on a la position : 45%. Dernière question à ces 45% : En quoi est-ce intéressant? Réponse la plus fréquente à 50% : parce que l’on a le dernier mot…

Comme chacun le sait, de Negreanu à Lederer ou sa soeur Anny, en passant par Antonius ou Brunson, chacun tente de tirer la couverture à soi, dans tous les domaines. Mais ils sont tous d’accord ou presque sur une chose, c’est la position au bouton. La plus confortable, celle qui engendre les moves les moins lisibles et les bluffs les plus osés. Rajouter à cela un demi barrel      en position de tir, voire un second barrel plein….(barrel : trad. chargeur). Bref, nous ne nous substituons pas à un professionnel de la tactique ou à un amateur de stratégie, nous attirons simplement l’attention de nos lecteurs sur le fait que les amateurs de poker sont légions, mais que parfois ils utilisent des mots ou formules dont ils ignorent le sens exact.          De même qu’il est plus facile de regarder, de critiquer et même de juger une finale à Wimbledon, il plus aisé à nous autres amateurs de poker, de regarder un tournoi à la télévision plutôt      que de nous plonger dans les livres rébarbatifs de pseudo-mathématiques mitonnées à la sauce pourcentage, agrémentés d’un poil d’équité et d’un soupçon d’expected value (condiment récolté en Ecosse) …

La morale de cette brève? C’est que tout comme au tennis, « prendre son service » (le contraire de faire le break), ne prend toute sa valeur que chez les professionnels. Pourquoi me demanderez vous? Car l’avantage de servir ne vaut que s’il y a suffisamment de force, d’adresse et de rapidité à suivre le coup! C’est pourquoi servir au tennis reste moins intéressant pour les amateurs et même, (au grand dam de K. Nogueira, lol) pour les ladies. Car contrairement au poker, sport intellectuel s’il en est, au tennis il est très fréquent de voir ces dames breaker et dé-breaker chacune leur tour. Dame Nature reprend ses droits… Au poker, c’est un peu pareil! Si vous n’avez pas acquis puis assimilé les niveaux et compétences théoriques, techniques puis ensuite l’aspect pragmatique de milliers de mains, tous les boutons du monde ne suppléeront pas vos lacunes pour faire d’une main moyenne sup++ une main gagnante. Voilà pourquoi les journalistes parlent sans cesse du bouton, place du dealer (celui qui distribue)! En général, ils parlent de joueurs chevronnés entre les mains de qui, ce bouton devient une arme redoutable. Alors, on y retourne?