Amateur ou pro? Le poker reste un métier très difficile!

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On ne parlera pas ici de cash game mais de tournois, MTT. Les chiffres démontrent que les bons joueurs sont ITM (in the monney) entre 5 et 15% et que ces mêmes joueurs vont en TF (table finale) très très peu souvent. Je ne donne pas de chiffres car les spécialistes et pros qui les écrivent ne sont pas d’accord! Quand on sait que certains joueurs parmi les plus célèbres, ont des séries de bad run (mauvaise passe) pouvant aller jusqu’à  12/18 mois …. il faut avoir les reins solides. Et de bons sponsors! Bon, cela n’est pas grave, car leur nom est célèbre à vie. Ceux-là, effectivement, peuvent envoyer tapis avec 7.2.off. NO PROBLEM… Personne ne leur en voudra. Et ils font le spectacle. Et puis il y a les joueurs pros : chevronnés, mais moins connus, à qui la Room Sponsor, passera quelques écarts, quelques erreurs, mais pas trop… Si cela ne dure pas des années, ce n’est pas trop trop grave.  Et puis, il y a la base du poker professionnel. Celles et ceux que je dénomme péjorativement, les fashions victimes., les victimes de la mode poker.


la voie de la sagesse ou la voix du poker?

Car le poker est une mode! comme les fringues. Sauf que les nippes, on peut les refiler voire les revendre aux copines à l’automne, pour les plus chanceuses. Les bad beats, les bankrolls à sec, les espoirs envolés, c’est impossible. Je ne voudrais surtout pas que ces joueuses et joueurs qui connaissent une embellie sur un mega coup de poker, me prennent pour un jaloux ou un aigri! Je n’aspire qu’à leur ouvrir les yeux et surtout, à prévenir les suivants sur la liste. Pas de résultats = plus de contrat. Aucune protection dans ce milieu! Car si ces petites multi-nationales de carton (facile, je sais) ne pèsent pas grand chose sur le marché (sauf si elles sont dans l’obédience de groupes hôteliers), elles ont néanmoins compris qu’il fallait s’entourer des meilleurs DRH et juristes pour prévenir et aussi gagner d’éventuels procès. Ce qu’elles ont aussi très bien assimilé, c’est qu’il faut abreuver leur clientèle (NOUS) de rêves afin de nous dissuader de réfléchir! CQFD.

Alors, que faire? sur 80% de joueurs il y a en gros 20% de pros. Sur 100% de pros, il y a 20% d’intouchables et/ou très bons joueurs, et 80% de fashion victimes à qui l’on fait tourner la tête. Dans tous les pays du monde! Le problème, c’est qu’elles ne s’estiment pas être des victimes. Elles sortent en général de province, du chômage ou d’études précaires, et se trouvent embarquées avec des revenus de quelques milliers d’euros par mois, des buy in très importants, (payés pour la plupart).  Elles séjournent dans des hôtels et sous des climats qu’elles pensaient réservés aux Grands de ce monde….etc…. Si j’ai commencé mon article par les pourcentages de réussite au poker, c’est pour que ces « victimes de la mode du poker », fassent leurs calculs eux même. Quelle chance ont-ils de rester encore sponsorisés 2 ans? 5 ans? 10 ans? Et après, que ferez-vous? Vous êtes pro, nous serons pros demain, après demain d’autres encore…Mais professionnel de quoi? Plomberie? Non, nous sommes tous pris, amateurs, pros et futurs pros, dans une nacelle entre l’arjel, le ministère de l’économie et des finances, et les media qui s’entendent comme larrons en foire avec les grosses rooms… Nom d’une pipe, ouvrez donc les yeux! Les Lois et les sentences vont tomber comme à Gravelotte et nous resterons le bec dans l’eau!

Alors je dénonce et préviens certes, mais que faire pour empêcher cela? Plusieurs choses me viennent à l’esprit et j’attends de vous autre choses bien sûr!

Premièrement, s’entendre, discuter, voire s’attaquer aux pourvoyeurs de victimes, ces supports médiatiques qui faussent les cartes et pipent les dés, ce dès le début du « recrutement ». Résultat? Des Greg le millionnaire ou des rescapés de Kho Lanta qui malgré les cours particuliers intensifs, font honte à la profession! Pendant que d’excellentes joueuses et joueurs restent sur le carreau! Certes, la liberté des media est totale, mais il nous appartient aussi de leur faire comprendre que les vrais amateurs de poker, se moquent du minois des gamines ou de la gueule d’un jeune premier sur le retour!

 Deuxièmement, organiser un collectif pour les joueurs de poker (pros et amateurs) pour que soit reconnu enfin notre statut de joueurs et de pourvoyeurs de fonds… TRES IMPORTANT… pour que les règles ne changent pas non plus, suivant les organisateurs, les casinos, les rooms etc… C’est pourquoi il faudrait que ce collectif soit aussi une voie de raison et de bon sens, de concertation et aussi de recours un peu comme une commission d’arbitrage ou de médiation plutôt que de revendications stériles.

Troisièmement, en tant qu’amateur de poker, trouver un système, un moyen pour donner aux bons amateurs, leur chance de percer sans leur promettre monts et merveilles. Je suis persuadé que ce moyen existe et qu’il est possible, en y réfléchissant, de le mettre en place!

quatrièmement, donner ses lettres de Noblesse à ce métier! Qui dit professionnel, dit profession, dit apprentissage, diplôme, convention, protection, etc….Sans aller jusqu’à une convention collective, trop c’est trop, voyons ce qu’il est possible de mettre en place pour protéger nos jeunes et moins jeunes des aléas nombreux de cette profession nouvelle?

et…trouver une figure de proue pour patronner cette volonté de changement…