L’orgie stratégique de Big Roger au WSOPE 2012

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Big Roger
Big Roger

Pour le grand retour des articles dédiés au Omaha, nous avons longtemps hésité.
Entre une analyse de main et le bilan trimestriel de certaines rooms au départ, puis une évidence nous est apparue. La victoire de Big Roger, personne aimé ou détesté qui ne laisse personne indifférent.
Sa victoire reprend tout ce qui a fondé l’Université, et en cela nous ne pouvons que nous incliner :

– Le méchant Grinder qui emmerde tout le monde en jouant Loose déglingos et fait craquer Michel Abecassis.

Mick22 était short et devait choisir son spot contre le CL (chatteux à souhait comme on le déteste tant).
Il a du folder une main qu’il n’aurait pas foldé contre tout autre adversaire.
Il n’a pas craqué dans le jeu, mais à chaud après sa sortie, et donc à l’antenne.
Après une sortie imméritée et sur un enjeu considérable quoi de plus humain ?

IL faudrait d’ailleurs avoir son sentiment quelques jours après, parce que nous-mêmes rencontrons cela tous les soirs.
C’est à nous de nous adapter (articles sur les maniaques, gérer les agros venus du NLHE et GDM).

Fabrice Soulier, non impliqué, essaiera justement de faire passer que Mizrachi n’est pas totalement fou mais que c’est une des façons de jouer.
Un mode opératoire, irrationnel pour les puristes, à mille lieux des espérances mathématiques et acceptant les variations de stack monstrueuses.
Ajoutons terriblement injuste pour un « beau » joueur amoureux de la variante comme MA.

– Le gros matoux et les finlandais.
Mieux stackés que Michel A., ils ont pu et jouer comme vous le lisez dans tous nos articles.
–> Attendre et voir venir puis cogner sur le « fada » (rien de péjoratif, lire « dérangeant »), une fois, mais très fort.
A l’évidence il faut aussi les cartes que Mick22 n’a pas eues.

Big Roger a poussé au fond du fond une stratégie délibérée.
Ceux que cela intéresse retrouveront la querelle entre anciens et modernes sur la finale du PPT 2011 et la polémique Big Roger/Ilan Boujenah.



Il applique jusqu’au bout du monde (et justifiait alors son « refus de jouer » par la position face au riche –> lui BB qd le CL est au bouton.
A vrair dire, ce que vous lisez ici : pour gagner, il faut déjà rester en vie.
Enjoy, tirez-en une ligne sur votre façon d’envisager les MTT PLO.Le HU est un monument.
Point de flamboyance, point de risques pour faire « le beau », il a gagné un nombre de petits pots avec quand même fulsh Q ou J vs Flush 10 ou 9, mais il aurait pu avoir mieux en face.
Les commentateurs s’ennuyaient ferme devant ces rafales de check/check ou check/fold suivants le raise preflop traditionnel.
Le seul moment où il a été en difficulté a été juste avant la pause.
Le finlandais, pas une truffe, lui a balancé 4 check-raise au flop.
Monsieur Roger Hairabédian a laissé sagement faire et l’autre est revenu à 50/50.
Incompréhensiblement, le nordique est revenu somnolent.
Il s’est alors fait étouffer par un Boa constrictor.

Consultez nos articles de l’Université, accessible sur notre site via Pokerpost et plus en détail sur notre forum, et faites votre propre religion.
Vous vous doutez que nous sommes ici 100% sur la ligne de Mick et Roger.
Mais on peut défendre une thèse opposée, beaucoup plus agressive comme en NLHE.l’orgie stratégique de Big Roger



Article rédigé en partenariat avec Omahattitude