Le partage des liquidités de poker est désiré par tous, mais les obstacles sont de taille

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Le partage des liquidités européennes de poker en ligne est quelque chose que les régulateurs européens de jeux en ligne aimeraient accomplir mais un tel développement réglementaire ne sera atteint que sur le long terme et à la suite de longues négociations entre les Etats membres de l’Union européenne, ont déclaré les dirigeants des autorités de régulation de l’Italie, la Belgique, le Danemark et le Royaume-Uni lors du panel sur la question mercredi matin lors de l’European iGaming Expo & Congress se déroulant à Barcelone cette semaine.       

Poker Européen
Poker Européen

Les joueurs et opérateurs de poker en France et à travers l’Europe appellent à un tel partage depuis la régulation des marchés individuels ces dernières années et si les autorités françaises, espagnoles et italiennes ont commenté de manière favorable, avec de nombreuses conditions, sur une telle éventualité, la réalité des environnements réglementaires fait que c’est un processus qui, s’il a lieu, prendra beaucoup de temps.

Le Danemark, dont le secteur des jeux en ligne est régulé depuis janvier 2012, est un des rares marchés à avoir décidé de partager sa liquidité de poker dés le début avec d’autres marchés européens.

Cependant Birgitte Sand, directrice de l’Autorité de régulation de jeu danoise, a précisé que la décision était facile à prendre : « Nous n’avions pas le choix. Nous sommes un pays de 6 million d’habitants et n’avons pas une assez grande population pour supporter un secteur avec uniquement des joueurs danois. Ce n’était même pas une option. Les politiciens ont tout de suite reconnu le besoin d’avoir une bonne offre légale et le seul moyen de faire en sorte était de partager la liquidité, » a-t-elle déclaré, tout en précisant que les joueurs danois ne jouaient que contre des joueurs de marchés régulé avec lesquels Danskskat a des accords bi-latéraux.

Pour Peter Naessens, directeur de la Commission belge des jeux, « les petits et les grands pays veulent tous qu’il y ait un partage des liquidités mais il faut adresser les questions de blanchiment d’argent et de fraude et il faut avoir une vision des transactions financières, ce qui voudrait dire que les régulateurs individuels permettent aux régulateurs d;autres pays de voir les flux financiers qui ont lieu chez eux, cela représente un pas considérable. »

« Et il ne faut pas juste copier et coller les régulations de chaque pays comme si elles étaient toutes les memes, vous défendez les consommateurs et assurez que le jeu est sécurisé. Ce n’est pas qu’à propos du marché ouvert e de la liberté de mouvement, » a-t-il ajouté.
Pour Carlos Hernandez, directeur délégué de l’autorité espagnole DGOJ, les régulateurs sont en théorie tous pour un partage des liquidités mais « il est impossible de dire quand cela pourrait arriver. J’aimerais dire ‘oui’ tout de suite mais c’est très difficile d’avoir une visibilité claire sur la question à l’heure actuelle ».

En tout cas, pour Francesco Rodano, directeur du régulateur italien AAMS, « la liquidité internationale, en .com est morte, elle n’existe plus » du fait de la fragmentation réglementaire des marchés, et une ‘vraie’ liquidité internationale, si jamais elle avait lieu, ne pourrait exister que dans un cadre régulé d’accords de coopération bilatéraux entre régulateurs.

Source : http://www.igamingfrance.com