Un rêve de « Stars »: la conquête d’un titre au delà de tout…

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(Crédit photo: Poker Magazine – Card Player France, Antoine Lafond)

Sur le circuit international, combien de joueurs se sont trop vite brûlé les ailes à ne faire que gambler, parier ou encore dépenser sans compter leur argent de façon inutile et irréfléchie? Des milliers, des millions…je ne saurai vous le dire en étant complétement objectif, tant les histoires de parieurs fous et d’hommes ruinés existent, la plus incroyable restera encore longtemps celle de Stu Ungar, génie trop vite disparu; lui la « star » ayant rejoint bien trop vite la voie lactée des champions historiques du poker, le hall of fame des vainqueurs de bracelets.

C’est pour cette raison que j’ai décidé aujourd’hui de m’intéresser aux anonymes, aux passionnés, à ceux qui ne jouent que pour atteindre les étoiles sans se préoccuper de la fortune, ces amoureux du jeu qui rêvent de rejoindre les « stars », de se retrouver simplement devant la porte de la victoire sans faire de l’argent leur principal défi, se battant pour vaincre, vaincre la variance, gagner contre le hasard.

Actuellement se déroule le FPS, célèbre tournoi de POKER STARS, où se côtoient grinders du net, richissimes sponsorisés et ces joueurs dont je veux vous parler, ceux qui auront économisé des mois pour réunir le buy-in de 1 100€, ceux qui auront fait de leur cadeau d’anniversaire le sésame de l’aventure FPS.

Guillaume Richard fait parti de ces anonymes, de ces joueurs doués que vous ne connaissez pas, de ces pères de famille « enivrés des parfums des victoires passées » et qui veulent à nouveau tutoyer le trophée, mais cette fois le plus beau de leur jeune carrière de joueur, l’étoile du FPS, cette étoile rouge posée sur un socle que tout professionnel de poker rêve de brandir « à la face du monde » comme le témoignage de ses capacités techniques, comme la preuve qu’il est un bon joueur. Pourtant si demain cet « anonyme » remportait le titre, cela ne ferait pas de lui une référence, la variance faisant parfois bien son travail et répondant positivement aux espoirs de titre, le vainqueur peut être un piètre joueur, un technicien banal. Pourtant il existe un facteur qui différencie le chanceux gagnant du besogneux vainqueur, le travail et l’abnégation. Je me souviens étant enfant avoir souvent entendu mon grand-père dire « des génies il y en a plein le cimetière »;des grands joueurs il en existe des millions, des vainqueurs de titres quelques-uns, des grands champions encore moins et c’est cela qu’il ne faut jamais oublier.

Ce passionné, cet anonyme deviendra-t-il un vainqueur? Un grand champion? La question mérite d’être posée mais en réalité n’a pas d’importance. Ce que je voulais souligner dans cet article c’est qu’il existe encore des joueurs qui jouent par amour du jeu, par volonté de gravir les marches de la gloire, par défi sportif, en faisant le rêve dans un petit coin de leur tête d’atteindre « l’inaccessible étoile… »

Demain il faudra affronter Bertrand Grospellier , Eugene Katchalov, Alain Roy, Ilan Boujenah, Philippe Ktorza, Arnaud Mattern; juste des noms, simplement des hommes que même le hasard peu frapper de malchance, des champions qui peuvent eux aussi parfois prendre de bonnes ou de mauvaises décisions, juste des adversaires qu’il faudra vaincre pour triompher… Je t’ai appelé Guillaume Richard, j’aurai pu t’appeler Sylvain Roulet, Madi Macalou ou encore Audrey Anidjar, je veux juste te dire que tu représentes l’espoir de joueurs moins connus, la passion de milliers d’anonymes, le soutien de ceux qui pensent que toi aussi demain tu pourras peut être devenir le petit frère ou la petite soeur de Stu…pourquoi ne pas rêver non?