Theo Jorgensen face à la mort: sa vérité

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Crédit photo: http://www.pokerstarsblog.com

Depuis bien longtemps je pense que ce joueur est un génie, mais aujourd’hui j’ai la certitude qu’il est un grand homme avec la confession de Theo Jorgensen face à la mort. Car c’est bien les sensations d’un homme face à la mort que je vais tenter de vous relater à travers les mots que Theo  a posté sur son blog, pour nous raconter la peur qui a été la sienne quand deux hommes armés sont rentré chez lui il y a quelques semaines pour lui dérober de l’argent.

« Quand ces deux hommes m’ont demandé de descendre au coffre qui se trouvait à la cave, je n’ai pas pensé à l’argent qu’ils pourraient me dérober, mais bien au mal qu’ils pourraient faire à moi et à ma famille, ce fut certainement le pire moment de toute ma vie.

Tout d’abord j’ai été soulagé quand ils m’ont balancé dans la cave sans emmener ma femme avec moi, tout en pensant que je vivais peut être les derniers moments de ma vie. Quand je leur ai précisé que je ne pouvais pas ouvrir le coffre ils m’ont tiré une première balle dans la cuisse à deux mètres de distance. Je leur ai précisé que je n’avais pas la clé avec moi tout en souffrant allongé sur le sol, les oreilles bourdonnant encore du bruit du coup de feu qu’on venait de tirer sur moi. Alors que j’étais allongé et de colère ils ont tiré une deuxième fois sur moi. Ils se sont alors mis à courir dans les escaliers de la cave pour se sauver, me laissant ainsi sur le sol.

Malgré la douleur et pour sauver les miens, je me suis mis à me relever et à foncer dans les escaliers pour ne pas qu’on blesse ma famille, l’adrénaline étant certainement ce qui m’a permis de réagir ainsi. Ce n’est qu’à mi-chemin dans l’escalier, que je me suis aperçu du sérieux de ma blessure.

Quand je suis arrivé en haut, j’ai vite refermé la porte à clés pour ne pas qu’ils reviennent, et je me suis empressé d’appeler une ambulance. J’ai attendu 15 minutes en me disant qu’ils avaient donc bien une vraie arme, et que cette arme que je prenais au départ pour une arme de paintball aurait pu anéantir toute ma famille. J’étais assoiffé en attendant les secours, et étrangement cela dépassé la douleur, j’ai alors bu un peu d’eau. Ma femme m’a fait des bandeaux improvisés avec tout ce qu’elle trouvait autour d’elle pour stopper les saignements, et quand les ambulanciers sont arrivé, ils m’ont de suite donné de la morphine. MERCI à l’inventeur de la morphine, MERCI.

A l’hôpital les médecins ont été tout de suite rassurant sur mon état de santé, et la première chose que j’avais en tête était de protéger ma famille contre la presse qui voudrait s’emparer de l’information. On m’a alors précisé de me détendre et que cela serait réglé après mon opération et là…anesthésie…

Je me suis réveillé en sursaut le lendemain à 10h00, avec 4 plaies ouvertes, les médecins ne pouvant me recoudre immédiatement pour éviter tout problème de surinfection. On m’a alors demandé d’uriner dans un de ses fameux pistolets urinaires, les médecins m’expliquant que je me devais d’uriner pour ne pas faire exploser ma vessie, cela étant un des désagréments des anesthésies. On ne m’autoriserait pas à sortir de ma salle de réveille sans avoir uriné…

Je suis tellement heureux que nous ayons pu survivre à cette terrible nuit, tout en sachant que dans le futur nous serons tous les soirs un peu plus nerveux en allant nous coucher. La maison ressemble maintenant à Fort Knox, ayant même installé un système empêchant de pénétrer par le conduit de la cheminée, on ne sait jamais. Nous avons presque totalement retrouvé une vie ordinaire malgré tout cela.

Je ne veux pas à avoir à m’inquiéter quand je vais redevoir bientôt repartir sur le circuit… »

Des mots vrais, des mots simples, les mots d’un homme face à la mort, et à la bêtise  de la violence humaine…