De « Kzouls » à Aubin Cazals

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« It’s a mystery to me, we have a greed with which we have agreed, and you think you have to want more than you need. Until you have it all, you won’t be free », de « Kzouls » à Aubin Cazals, portrait d’un joueur qui voit le poker autrement aujourd’hui

 

PokerPost : Les dernières photos visibles sur ton profil Facebook sont celles d’un vélo près d’une montagne ou de toi la tête recouverte d’un chapeau. A travers ces deux clichés on a l’impression qu’Aubin Cazals a « repris le dessus » sur Kzouls, c’est le cas ?

 

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Crédit photo : Aubin Cazals

 

Aubin Cazals : J’ai eu besoin de couper les ponts pendant quelques temps avec le microcosme du poker. « Kzouls » n’a pas pour autant dit son dernier mot. Je me suis remis à jouer online depuis cet été et il faut s’attendre à me voir sévir dans les mois à venir. Toutefois, je n’ai plus de motivation pour le circuit live pour l’instant. Disons que j’ai trouvé un équilibre entre Aubin Cazals et « Kzouls » qui me convient bien pour le moment.

PokerPost : Récemment nous avons, et j’ai moins eu l’occasion de te voir sur le circuit live, je ne me souviens pas t’avoir vu cet été à Vegas, aurais-tu décider que le poker live n’était pas forcement la bonne solution pour évoluer de façon positive au niveau financier ?

Aubin Cazals : En effet je trouve les contraintes du live trop importantes sur le plan personnel et financier. Je préfère grind depuis chez moi tout en ayant la possibilité de voir mes amis et ma famille. D’autant plus que mes gains sont plus réguliers et plus conséquents lorsqu’on fait le bilan à la fin de l’année.

 

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PokerPost : Si tu devais prendre du recul sur le monde du poker et son « univers » impitoyable parfois, tu dirais que ce jeu est bon pour les gens ou qu’il leur nuit ? Et pour toi ?

Aubin Cazals : Cela dépend des cas. Pour ceux qui ont une bonne situation à côté, je pense que c’est un passe temps divertissant et qui permet de voir du pays. Pour certains, malheureusement, le poker est une « drogue » qui coûte cher. Pour ce qui est des joueurs professionnels, ce jeux ne rend pas heureux la plupart de ceux que j’ai pu côtoyer – même ceux qui ont le plus de succès – il est difficile de s’en éloigner car on dispose davantage que l’on ne retrouvera pas ailleurs.

Pour moi il s’agit de trouver un équilibre entre vie personnelle et travail, car ne vivre que pour le poker est à mon avis nocif. Mais c’est comme tout, l’excès n’est jamais bon. Bien géré, cela peut être un formidable tremplin vers d’autres horizons, c’est dans cette optique que je suis aujourd’hui.

PokerPost : L’Aubin Cazals de demain, celui dans 10 ans, tu le vois comment ? Joueur de poker ou tout autre « chose » ?

Aubin Cazals : Demain, joueur de poker certainement. Je fais ce que j’aurais dû faire depuis le début, à savoir mettre de l’argent de côté et me mettre à l’abris du besoin. Dans 10 ans par contre je ne me vois plus du tout jouer à temps plein. Sans doute de temps en temps pour le plaisir, mais j’espère que j’aurais pu me reconvertir dans une autre activité.

Poker Post : Pour terminer et car j’aime souvent poser cette question, si tu devais être un livre ? Un film ? Une chanson ?

Aubin Cazals : Je ne suis pas trop littérature. Pour ce qui est des films, « Into the wild » me correspond bien avec la B.O qui va avec, « Society » d’Eddie Vedder !