Clubs de jeux à Paris : Barrière, Joa et Partouche devraient se lancer !

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Il y a quelques semaines, un décret paru le 9 mai, dont nous avons d’ailleurs parlé ici, détaillait le fonctionnement des futurs clubs de jeux parisiens qui verront le jour à partir de janvier 2018. L’identité des futurs acteurs sur ce nouveau marché restait floue mais, plusieurs signaux montrent l’intérêt des principaux acteurs du secteur des casinos.

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Les clubs de jeux, qui seront testés pour trois ans, seront des sociétés soumises à des obligations strictes comme les casinos. Aujourd’hui, il ne reste qu’un seul cercle de jeu à Paris : le Clichy Montmartre. Ce cercle va d’ailleurs se transformer en club prochainement.
Les jeux autorisés dans ces futurs établissements sont : le poker, le baccara ou encore le mah-jong. Les clubs pourront proposer des paris hippiques opérés par le PMU ou des jeux de hasard et des paris sportifs de FDJ. Les candidats à l’exploitation de ces établissements peuvent déjà déposer leur dossier qui sera examiné d’ici la fin de l’année.
Pour le moment la fiscalité de ces établissements n’a pas été précisée. Elle sera déterminante pour certains acteurs. «La fiscalité pour ces établissements n’est pas déterminée, ce qui changera tout sur l’équilibre économique des clubs », explique au Figaro, Fabrice Paire, président du directoire de Groupe Partouche. Malgré cette incertitude, les géants du secteur devraient se positionner pour ouvrir des clubs. En effet, le potentiel de Paris avec son bassin de population et ses millions de touristes annuels fait rêver !

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« Nous attendons de connaître la fiscalité pour prendre notre décision définitive, affirme Dominique Desseigne, PDG de Groupe Barrière. Mais, a priori, cela a du sens pour nous d’ouvrir un ou plusieurs clubs de jeux à Paris. Plutôt dans les quartiers cossus comme le VIIIe arrondissement. » Une source proche du dossier indique que Barrière prospecte déjà plusieurs lieux dans Paris.
« Être présent à Paris quand on est un des leaders du marché français est important, souligne Fabrice Paire. Nous ouvrirons un ou plusieurs clubs de jeux, sauf si la fiscalité est dissuasive. » Joa et Groupe Tranchant, regardent aussi avec attention le dossier. Début juin, le président du directoire de Joa, Laurent Lassiaz, a visité des locaux à Paris pour un éventuel club. « Un établissement de plus de 1 000 m2 avec 100 à 150 salariés ouvert de 16 heures à 4 ou 5 heures du matin », explique-t-il au quotidien le Figaro. Une indépendante, Frédérique Ruggieri, notamment du casino de  Gujan-Mestras, une place forte du poker, planche aussi sur le dossier. Elle l’avait d’ailleurs annoncée dans un article paru dans LePoint.fr
Plus inattendu, deux géants du jeu : FDJ et le PMU regardent le dossier. « Aucune position n’est arrêtée à ce sujet, affirme-t on chez FDJ. Pour l’instant, nous regardons toutes les éventualités. » PMU aimerait aussi s’associer à un partenaire pour participer à l’ouverture d’un club. Le dossier est à l’étude. A terme, selon plusieurs observateurs, il devrait y avoir à Paris, entre 5 et 10 clubs.