L’ANJ présente son plan stratégique 2024-2026 pour améliorer le marché français des jeux d’argent et de hasard

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Publié par Patrick Abitbol

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Autorité Nationale des JeuxL’Autorité Nationale des Jeux (ANJ) a publié son plan stratégique 2024-2026 pour s’attaquer à plusieurs objectifs du marché des jeux d’argent en France, y compris le jeu excessif.

La réduction du jeu excessif et des dommages sociaux qu’il cause, ainsi que la protection des mineurs, sont les objectifs clés du plan de l’ANJ et l’autorité appelle au soutien de tous les acteurs de l’industrie.

L’ANJ a noté que les opérateurs de jeux ont fait des progrès substantiels en matière de protection des joueurs au cours des trois dernières années, depuis la création de l’autorité.

Cependant, l’ANJ a affirmé que les données d’une prochaine enquête sur les jeux de hasard et d’argent de l’Union européenne étaient insuffisantes. Eropp L’enquête – menée par l’institut de sondage de l’Union européenne OFDT – montre qu’il y a encore du travail à faire, puisque le rapport indique que le jeu problématique génère plus de 38 % du chiffre d’affaires du secteur et 21 % pour les seuls joueurs excessifs.

Pour y remédier, le plan stratégique de l’autorité est divisé en trois piliers différents afin d’améliorer la réglementation et de préserver la transparence et l’intégrité du secteur.

Ces trois piliers sont : la réduction drastique de la part et du nombre de joueurs excessifs sur le marché des jeux d’argent ; la lutte contre le jeu illégal ; et le renforcement de la dimension économique de la régulation afin de mieux comprendre les équilibres du marché et d’apporter des solutions.

L’ANJ ajoute que le plan stratégique s’appuie sur ses trois principes fondamentaux : faire de la connaissance scientifique du marché et des pratiques de jeu la boussole de la régulation ; incarner au niveau national et européen une régulation fondée sur le dialogue et la coopération pour conduire le repositionnement du marché ; positionner l’ANJ comme un laboratoire d’une action publique audacieuse, efficace et exemplaire.

« Après trois ans de fonctionnement de l’ANJ, nous considérons aujourd’hui que la régulation des jeux d’argent et de hasard doit prendre un tournant qui implique que le marché pivote progressivement vers un modèle moins intensif », a commenté le président de l’ANJ. Isabelle Falque-PierrotinPrésidente de l’ANJ.

« Cet objectif volontariste de réduction du nombre de joueurs excessifs et de renforcement de la protection des mineurs fera l’objet d’un suivi sur trois ans, ajusté en fonction des indicateurs de suivi et des études de prévalence.

 » Il ne pourra être atteint que si toutes les parties prenantes se mobilisent aux côtés du régulateur pour faire bouger les lignes : opérateurs de jeux, pouvoirs publics, institutions, associations, etc. «