Les casinos français s’en prennent à la FDJ dans une lettre au Premier ministre Attal

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Publié par Patrick Abitbol

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Les principaux acteurs de l’industrie française des casinos ont demandé au nouveau Premier ministre Gabriel Attal pour s’en prendre à la Française des Jeux (FDJ) pour ses politiques expansionnistes agressives.

Le groupe s’est également attaqué à la « avantages monopolistiques« qui pourraient permettre à l’ancienne entreprise publique d’opérer sur tous les marchés verticaux et tous les canaux dans le pays.

Cela provient d’une lettre, vue par le journal Les Echosqui a été signé par les directeurs généraux de la Barrière, Partouche, Tranchant et JOA et dénonce « d’importantes distorsions de concurrence ».

Les groupes de casinos affirment que FDJ bénéficie d’avantages tels que « l’accès (aux locaux de FDJ) sans pièce d’identité, la facilité à proposer de nouveaux jeux, l’absence de contrôle dans les points de vente, contrairement aux casinos, et l’utilisation du même compte client FDJ pour les jeux (proposés dans le cadre de son) monopole et (ceux exploités dans le cadre) de la concurrence ».

FDJ a souligné auprès de Les Echos a annoncé qu’il allait prochainement scinder ses bases de données terrestres et en ligne, comme le PMU, monopole des courses hippiques, a été contraint de le faire il y a près de 10 ans. Il a également souligné « la priorité donnée à la prévention du jeu excessif et du jeu des mineurs, tant dans le réseau de distribution physique qu’en ligne ».

Au cours des derniers mois, FDJ a acquis le groupe de loterie irlandais Premier Lotteries Ireland et l’opérateur en ligne ZETurf, une opération qui en fait l’un des quatre premiers bookmakers en France. Les acquisitions précédentes comprennent également le fournisseur de données sur les paris B2B Sporting Group et la société de paiement Aleda.

La lettre s’inscrit également dans le contexte plus large et très sensible de la réglementation des casinos en ligne. Les Echos a fait référence à un article écrit par le partenaire média français de SBC, Gaming and Co, qui révélait que FDJ était en discussion avec le gouvernement pour obtenir une licence exclusive d’exploitation des produits iCasino en France.Les réclamations ont été rejetées par FDJ, qui les a déclarées « infondées », et Les Echos note que la démarche des casinos peut également s’inscrire dans le cadre d’une étude sur la réforme des clubs de jeux (cercles de jeux) à Paris, dont la publication est prévue prochainement.